
Marie Vorobieff dite Marevna est née le 14 février 1892 à Tcheboksary, en Russie. Elle est la fille naturelle de l’actrice Maria Rosanovitch et adoptée par l’aristocrate polonais Bronislav Stebelski à l’âge de 2 ans. Marevna passe une grande partie de sa jeunesse dans le Caucase, en contact avec la culture byzantine. À 18 ans, elle s’installe seule à Moscou, où elle fréquente l’école des arts décoratifs Stroganov et l’Académie libre. Après un séjour à Rome et à Capri, où elle rencontre Maxime Gorki qui lui trouve son pseudonyme, elle arrive à Paris en 1912, découvre l’académie Colarossi, et surtout l’Académie russe où elle travaille le nu. Comme tous les artistes exilés, elle fait
Après le décès de son père en 1914, elle doit subvenir à ses propres besoins. Elle illustre un recueil de poèmes d’Ilya Ehrenbourg et expose au Salon des Tuileries, au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne. Son travail cubiste intéresse les galeristes Léonce Rosenberg et Gustave Kahn.
Avec une grande liberté d’esprit, elle évolue de 1920 à 1943, d’un cubisme synthétique à une forme colorée de néo-impressionnisme, une réflexion sur les racines du cubisme. Si elle travaille les paysages et la nature morte, la figure, l’être humain, est au centre de sa production. La relation amoureuse qu’elle entretient avec le peintre Diego Riviera avant son départ pour le Mexique, en 1919, donne lieu à la naissance d’une fille. Elle va devoir travailler plus fort en décoration pour gagner suffisamment d’argent. Elle crée notamment des étoffes ornées de motifs géorgiens pour le célèbre couturier Paul Poiret.
En 1938, elle épouse le peintre Jean-Paul Brusset, ami de Tristan Bernard et de Jean Cocteau. Directeur artistique du Palm Beach de Cannes dans les années 1930 et 40, il décore les grands galas et spectacles de sa femme. Leur fils, Jean-Diego Brusset, naît en 1941.
Pendant la guerre, elle se cache dans le sud de la France, puis s’établit en 1949 en Angleterre, près de sa fille. C’est probablement à cette époque qu’elle rédige son livre Mémoires d’une nomade, dans lequel elle dénonce les difficultés spécifiques des artistes femmes. Dans les années 1960, elle revient sur le continent, exécute des toiles où elle réunit les portraits de tous ses vieux amis
Marevna s’éteint le 4 mai 1984, âgée de 92 ans.
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