Jacqueline Lamba

 
Jacqueline Lamba
Photo : Man Ray 1930
 

17 novembre 1910 – 20 juillet 1993

Jacqueline Lamba naît le 17 novembre 1910. Ses parents Joseph Lamba, architecte paysagiste, et Jane Pinon espéraient vraiment un garçon et ne cachent pas leur déception en habillant Jacqueline en garçon et en la surnommant « Jacquot ». L’enfant jouera le jeu.

En 1926 elle s’inscrit à l’Union Centrale des Arts Décoratifs à paris, où elle suit les cours de dessin, de peinture et de tapisserie. Elle y fait la rencontre de Dora Maar qui suit parallèlement l’école de photographie. Puis elle entre à l'École des Beaux-Arts dans l'atelier d'André Lhote.

Jacqueline Lamba traverse le XXe siècle en côtoyant les plus grands artistes de l’avant-garde picturale et littéraire. Libre, indépendante, révoltée, intransigeante, elle n’a de cesse de se battre pour se consacrer à son art. Elle collabore, de 1935 à 1945 aux foisonnantes activités du groupe surréaliste.

Le 29 mai 1934, elle rencontre André Breton, ils se marient trois mois plus tard. Le 20 décembre 1935, Jacqueline donne naissance à une fille, Aube, qu'elle abandonnera huit mois plus tard pour se réfugier en Corse, laissant Breton seul s'occuper d’Aube pendant plus d'un mois. Mais le couple se reconstitue et en 1937 paraît L'Amour fou de Breton dont Jacqueline est le personnage central.
Le 2 avril 1938, Jacqueline et Breton embarquent pour un séjour de quatre mois au Mexique, où Breton est censé donner des conférences, laissant Aube chez André Masson et sa femme. Ils y sont accueillis par Diego Rivera et sa femme Frida Kahlo. C’est le début d’une amitié forte, mais de courte durée entre les deux femmes.

Au début de la guerre elle se refuge auprès de Dora Maar et Picasso, puis chez Marie Cuttoli, créatrice de mode, de tapisseries et de décoration.
En 1941, Jacqueline Lamba et André Breton partent pour les États-Unis. Malgré son talent, Breton voit Jacqueline plus comme une amante et muse que comme une vraie artiste, et en 1942 elle se sépare de lui « pour pouvoir peindre », et partage, jusqu’en 1954, sa vie avec le peintre et sculpteur David Hare avec qui elle a un fils Merlin.

Jacqueline revint définitivement en France en 1955, jusqu’à sa mort en 1993, pour se consacrer entièrement à la peinture. Son œuvre s’inspirait largement des paysages de Haute Provence et de la « sémantique » des villes.

En quittant les États-Unis elle quitte a également le surréalisme. Elle trouve sa propre expression visuelle dans la ville française de Biot en 1962, où elle décrit une apparition : "La nature est entrée dans mon être". Pendant les dix-sept années suivantes, elle passe six mois par an à Simiane-la-Rotonde, menant une vie de solitude, s'immergeant dans sa peinture. Elle passe l'hiver à Paris, où elle peint des paysages urbains abstraits.

Quelles que soient les époques et les évolutions de son style, la constante qui demeure dans son œuvre est la lumière, qui semble jaillir d'une source inconnue dans ses œuvres surréalistes ou parsemer la matière dense dans ses vues urbaines.

Elle décéde en 1993 de la maladie d'Alzheimer.

 

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Jacqueline Lamba, Dessin pour la vie Jacqueline Lamba, Coucher de soleil dans un puits
 

Dessin pour la vie
1942
Crayon de couleur, 44,6 x 56,2 cm

 

Coucher de soleil dans un puits 1949
Huile sur toile, 76,5 x 45,5 cm

 
Jacqueline Lamba, sans titre Jacqueline Lamba, La forêt
  Lune et soleil sur la montagne
1948
Huile sur toile, 102 x 77 cm
  La forêt
1947
Huile sur toile, 76 x 102 cm